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O tourmenté élu dans les tourments, Père veuf dont Marie
sait le secret. Elle le taira par foi. Tu payes encore le
solde de Paris. N'accepte pas la tentation du Panthéon, de
ses morts et de ses vivants. En voyageant tu te laisseras
toi-même sur le trône. Tu ne pourras plus te lever, tu
affronteras les gens. Ils ne te comprendront pas, ils
t'affronteront. Et tu te tairas. Des pâturages entiers
seront brûlés, tais-toi s'ils tuent tes bergers. Babylone a
trop de langues. Tu as brisé la chaîne, tu le sais, tu le
sauras jusqu'à la mort. Langues diverses pour le sacrement,
langues diverses pour les mots. Aujourd'hui elle a disparu.
Tu as enlevé l'exorcisme au sacrement et de Satan tu as vu
le visage. Parler ne suffit pas. Toi qui viens des brumes tu
seras frappé. Tu n'as pas su avertir, oser, choisir, prier.
Tu as vu trop de choses, tu n'as pas voulu les raconter.
L'Église tremble et tes lettres la secouent inutilement. Les
meilleurs fils s'en vont, ils vont servir le mal qu'ils
appellent bien. Et ceux qui se pressent autour de toi sont
oubliés. Tu auras un jour de paix, un seul. Puis tu devras
t'en remettre au pacte. Les brumes.
( Extrait de Le Profezie di Papa Giovanni
de Pier Carpi )
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