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Grandes les races. On porte des couronnes fausses sur des
terres grandes, on donne des rois et des chefs esclaves à
des peuples civils, au nom du néant engendré par le mal.
Celui qui peut agir reste immobile, en espérant se sauver,
ou prendre sa part du butin. Dans les laboratoires on
prépare des armes inconnues de tous. L'Italie en est la
forge. L'Italie qui met dans le faux marbre ce qu'elle n'a
pas dans le coeur. Ses hommes sont des statues sans pensée.
La guerre voulue. La guerre de tous, sans frontières. Le
fils de la Bête lâche les fauves. Et l'Europe s'écroule,
comme une statue de boue. La mer tue sous les eaux. Et le
ciel crache le feu. Des innocents tués dans les maisons. Et
où arrivent bottes et clous, les enfants d'Israël
connaissent le tourment. Bergeries pour leur douleur et mort
subtile. Les bourreaux savent, ils mentiront à Nuremberg.
Cherchez-les toujours les bourreaux, même quand vous les
croirez morts. Cherchez-les partout où vit le pouvoir avec
la terreur. Cherchez-les dans les maisons de celui qui s'est
enrichi avec la guerre. Pas pour la vengeance, mais pour
empêcher qu'eux et leurs enfants envahissent encore le monde
en camouflant le mot et le chef. On ne dira rien de
l'Italie, mais ses hommes sont complices. Le fils de la Bête
a dans le coeur la grande arme.
( Extrait de Le Profezie di Papa Giovanni
de Pier Carpi )
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